Rédigé à 14:59 dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (8)
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"Les libertés sont toujours grignotées sournoisement avant d'être spectaculairement détruites "- N Bensaïd
Depuis plusieurs mois les étudiants québecois rejoint par de nombreux salariés, manifestent contre les hausses de frais d'inscriptions décidées par le gouvernement libéral. Tant le durcissement des positions, les difficultés de dialogue que la répression du mouvement montrent que derrière la fiction spectaculaire d'un Québec social et apaisé se cache un contrôle important.
Où l'on parle enfin du plus long mouvement étudiant de l'histoire du Québec
Enfin ! Enfin des médias français se penchent davantage sur la situation dramatique que vivent les manifestants étudiants des villes du Québec. Il n'était pas trop tôt, le mouvement ayant commencé en février ! Peut-être d'ailleurs, même si l'espoir est mince, cet événement finira-t-il aux environs de ce soir, puisque les négociations reprennent enfin.
Certes les réseaux sociaux bruissaient déjà depuis un certain temps des événements de l'Etat francophone du Canada: si Twitter en France n'est pas toujours un lieu d'avant-garde éclairée de l'information (Avoir régulièrement en sujets les plus évoqués The Voice ou les actus people d'une certaine Perrie Edwards, le spectacle marchand a trouvé un terrain d'épanouissement nouveau...) la question québecoise est sur un grand nombre de tweets depuis longtemps.
Les termes du débat
En cause, on le sait, une hausse de 75% des frais de scolarité universitaire. Il est vrai que les frais d'inscription universitaires du Québec sont de 2519 dollars canadiens (1953 euros) contre 5662 (4369 euros) pour l'Alberta et que les universités manquent de moyens, y compris pour l'aide étudiante.Un effort supplémentaire est demandé aux usagers, dont une partie des sommes supplémentaires perçues iraient à l'aide sociale des plus modestes d'entre eux. Ceci dit quand on sait que l'inscription dans une université en France était de 177 euros à la rentrée 2011, on réalise le poids des études sur les familles.
Outre un attachement à un modèle social québecois protecteur, les manifestants pointent les faibles redevances que demande en parallèle le gouvernement québecois aux entreprises minières et énergétiques implantées via le Plan Nord et dont les recettes permettraient de faire largement face à de nouvelles dépenses.
De son côté le gouvernement québecois a radicalisé le mouvement en refusant la plupart du temps de discuter, radicalisant les opposants dont certains étaient sans doute près à entendre la nécessité d'une hausse modérée...La ministre de l'éducation a d'ailleurs du démissionner de son poste suite à sa gestion de la crise !
La grève s'est transformée en un mouvement étudiant gigantesque. Celui-ci a été rejoint par de nombreux salariés qui organisent des concerts de casseroles le soir à 20h. Des manifestations géantes se déroulent en ville. Des symboles comme le carré rouge ont franchi les frontières arborées par le groupe US Public Enemy lors de son concert à détroit.
Des figures comme la mascotte l'Anarchopanda ,la banane rebelle (arrêté par la police puis relaché) ou les leaders Gabriel Nadeau-Dubois, Martine Desjardins et Léo Burleau-Blouin ont crevé l'écran. Le mouvement, dont il est aujourd'hui question dans le monde entier, se transforme symboliquement en défense d'une certaine idée du modèle social québecois, ceci alors que se révéle une réalité répressive cachée jusqu'ici dans une province habituée à plus de calme.
La fin de la fiction d'un Québec apaisé?
Le Québec est réputé pour son modéle social unique en amérique du nord. Les libertés individuelles y sont plus larges que dans la France post-sarkozyste. Les débats politiques se déroulent principalement entre un Parti Québecois social-démocrate et un Parti Libéral du Québec oscillant entre le centre et le centre-droit. Le clivage se situant bien sûr également sur la question de l'indépendance et du fédéralisme. Pourtant les libéraux au pouvoir se sont quelque peu radicalisés (tout est relatif, on est encore loin de l'UMP, dont l'équivalent serait les populistes de la CAQ) ces dernières années et surtout ces dernières semaines face au succès des manifestations. Le gouvernement a en effet pris une mesure de répression forte: la loi 78.
Celle-ci encadre plus sévèrement les manifestations et empêche les rassemblement non déclarés de plus de 50 personnes. A l'origine le gouvernement libéral souhaitait une mesure plus forte: l'obligation de signaler aux autorités tout attroupement ou manifestation de plus de...10 individus. Et prévoit des amendes très fortes en cas de non respect d'une disposition. Si il me semble des plus normal de déclarer une manifestation avant qu'elle se déroule pour pouvoir gérer les contraintes engendrées, le fait de voter une loi pour la circonstance est douteux. Le contenu même de celle-ci est par ailleurs mis en doute par les juristes. Et surtout, du fait des sanctions dures en cas d'infraction, les étudiants, dont les organisations restent soudées, ne l'appliquent pas... Les défilés eux restent généralement festifs.
Autre élément: les violences policières, pourtant rares depuis des années, sont revenues au Québec: des universités sont envahies par la police, des arrestations massives ont lieu (parfois plus de 700 en une seule nuit) des violences, que le gouvernement refuse de condamner, sont commises par les forces du maintien de l'ordre.Certains agents depuis la nuit de samedi dernier cachent en toute illégalité leur matricules pour agir, depuis qu'une de leurs collègues s'est fait filmer en train de gazer des manifestants pacifiques. De son côté d'ailleurs nombreux sont les agents épuisés par des semaines de mouvement social, le plus long de l'histoire estudiantine québecoises.
Un nouveau Québec apparait, plus dur, moins angélique. Reste à savoir dans quelle direction il ira...
photo Falseth et Henry Gass
Billet repris également sur le site de l'hebdomadaire Marianne
Rédigé à 21:26 dans En France et dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (11)
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Rédigé à 18:06 dans En France et dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (6)
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Eric Zemmour vient d'être remercié par RTL. Ou plutôt il ne reprendra pas sa chronique la saison prochaine. En cause des dérapages qualifiés par beaucoup de racistes et sexistes. Se déchaine une polémique sur la censure, la liberté d'expression, RTL, le PS, le politiquement correct, la dérive raciste d'une l'UMP, bref tout cela lance un spectacle polémique un peu habituel mais utilisant des objets factuellements faux, où la marchandise est bien plus présente dans les motifs que la politique. Détaillons.
A-Zemmour est-il la voix de l'UMP dans les médias ?
Antilibéral, favorable à un retour au franc, souverainiste, favorable à une école républicaine disposant de larges myens Zemmour est à la base plus proche d'une droite souverainiste à la Charles Pasqua, à la Dupont-Aignan ou même de gens comme Chevénement qu'à l'UMP.
Sa dérive de plus en plus grande vers une pensée de plus en plus ethnique et de moins républicaine l'a aussi approché de Marine Le Pen, vue avec de plus en plus de bienveillance par certains ses proches que sont par exemple Elisabeth Lévy. Parallèlement à cela une bonne partie de l'électorat UMP depuis l'orientation de plus en plus réactionnaire prise par le mouvement se reconnait dans ses thèses. Twitter a d'ailleurs, depuis l'annonce de son non renouvellement de contrat été envahi de tweets de militants du parti de Copé de ce type:
Pourtant, rappellons que si les propos de Zemmour sur les femmes et les minorités sont de plus en plus endossés par les militants UMP, Zemmour ne prétend aucunement parler au nom de ce parti et n'a aucun mandat pour le faire. Il serait donc injuste de faire comme certains et de porter ses propos au débit du parti de Sarkozy. Mais, comme le disait bien Askolovitch, il est en tout cas le révélateur d'une fraction de la droite en radicalisation.
Qui est encore plus pitoyable lorsqu'elle essaye de créer un récit fictif, de faire du spectacle en essayent de faire porter à ses adversaires politiques un licenciement issu d'une logique marchande qu'elle vénére pourtant et qui s'incarne en l'occurence dans la réputation d'une radio commerciale. Derrière le voile des postures, Zemmour et un commerce qui cherche, cherche à préserver sa marque pour vendre de la pub sur son antenne et non l'UMP et le PS.Le spectacle de l'éthique affichée par RTL face aux protestations d'associations antiracistes est le paravent d'une logique marchande.
B) Quelle censure ?
Zemmour est un éditorialiste intéressant quand on se penche dessus au départ. Comme le disait tout à l'heure le blogueur de gauche Politeeks, il améne au moins à la réflexion. Pour ma part il m'est d'ailleurs arrivé de le défendre sur ce blog. Malgré on s'en doute des désaccords de fond colossaux. Mais j'ai arrêté de suivre ses aventures en général, le bonhomme faisant de plus en plus dans la posture provocatrice creuse et malsaine, ses prises de positions trop prévisibles.
Mais cet intérêt pour une chronique un peu tranchée amène à ce que nombre de médias salarient généreusement et fassent s'exprimer le bonhomme. Ainsi, soi-disant victime d'une implacable censure, Zemmour s'exprime tout de même dans une émission qui porte son nom sur Paris Première, dans le Figaro, le Figaro Magazine, le Spectacle du Monde, I-tele, dans ses ouvrages et j'en oublie. On connait chroniqueurs qui aimeraient bénéficier de tant d'exposition. Il l'appeleraient à coup sûr pas censure.
On peut aussi, comme Marc Vasseur, se poser la question: pourquoi Zemmour et pas d'autres? Il est bien que des esprits de droite tranchée s'expriment sur les plateaux...mais alors pourquoi RTL n'a-t-elle pas d'équivalent de gauche de Zemmour ? Tiens Laurent Bouvet, avec qui j'ai d'ailleurs aussi des différences ? Ce serait des plus intéressant pourtant.
Rédigé à 20:25 dans En France et dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (3)
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La chronologie des médias c'est le sujet de mon édito sur RCF Lyon cette semaine à écouter ci-dessous. cela fait un peu sociologie politique comme terme et pourtant il s'agit de quelque chose de très concret: le temps entre le passage en salle ou à la télévision d'une oeuvre audiovisuelle et sa mise à disposition sur les circuits de distribution (DVD, VOD etc...). C'est un enjeu important pour développer l'offre légale. La ministre de la Culture Aurélie Filipetti vient d'ailleurs de se pencher sur le sujet.
Rédigé à 13:34 dans Cultures et loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)
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Ma chronique fraichement parue sur le site de Lyon Mag
Un jour de 2010 à Brive... Finale de rugby de pro D2 entre le Lou et La Rochelle. Avec l’adjoint aux Sports de la Ville Thierry Braillard, dans une voiture bariolée du rouge et noir des gones ovales, nous voila égarés aux alentours du stade.
On peut toutefois imaginer que si nous avions été à un derby de balle au pied entre Lyon et St-Etienne, l’accueil aurait été sans doute moins conforme aux canons de la bienséance tels que fixés par Nadine de Rotschild ou Eve Barre, la «très à cheval sur les convenances» épouse de notre défunt maire. Et que la voiture de Thierry Braillard aurait pu subir quelques chamboulements involontaires.
Si nos deux villes collaborent de plus en plus dans tous les domaines, pour arriver à une entité métropolitaine de nos territoires, plus vivace est la rivalité footballistique. Oh certes, il est parfois glauque ce conflit avec ses bagarres de rues (moins fréquentes il me semble) entre ultras. Et les blagues sur le sujet sont plus dignes de l’emballage jaune d’une célèbre barre au caramel que des beaux esprits des salons Louis-Phillipards. Mais elles restent pour l’essentiel un sujet d’amusement sans méchanceté.
Nous sommes la plupart du temps fort loin de certaines attitudes ouvertement racistes et xénophobes que l’on constate hélas ailleurs en Europe.
Alors certes il n’est pas forcément des plus distingués de chanter la version remixée anti-stéphanoise de la chanson d’Aznavour, l’autre jour aux Terreaux, surtout pour célébrer une victoire sur Quevilly, bourgade fort éloignée géographiquement de la cité chère à Bernard Lavilliers.
Mais il n’est pas plus approprié d’en faire une quasi-affaire d’Etat comme le font pourtant le staff de l’équipe stéphanoise et M. Kemlin. Les procès n’empêcheront pas les chansons de chambrage, et c’est tant mieux, tant qu’elles restent bon enfant. Va-t-on devoir fouiller chaque bar de Lyon pour voir si une douzaine de types à écharpes bleues et rouges ne sont pas en train de chanter "Emmeeeeenez-moi à Geoffroy-Guichard, emmeeeenez moi au pays…" quelque part ?Ou que les joueurs ne s'égosillent pas, en lien avec le public ?
Et les Lyonnais vont-ils en riposte, huissiers à l’appui, avoir la joie d’aller espionner si un ou deux bonshommes en vert, le samedi soir au Bul Club discothèque de St-Etienne, ne sont pas en train d’entonner quelque blagounette sur nos vaillants footballeurs ? Remarquez, cela favoriserait encore un peu plus les échanges entre nos deux cités…
Rédigé à 15:44 dans Cultures et loisirs, Lyon | Lien permanent | Commentaires (12)
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21 candidats dans la 3 circonscription de Lyon dont le sorant et mon ami le député Jean-Louis Touraine (PS) c'est un record et c'est 7 de plus que la dernière fois. Il y en aurait même pu en avoir un de plus si Pierre Delacroix avait mis à exécution sa menace de partir comme candidat du Nouveau Centre face à Laure Dagorne.
Commençons à gauche:Jean-Louis Touraine, qui se présente pour un second mandat, apparait en bonne position même si une démobilisation des électeurs est possible. Le sortant UMP de 2007, Jean-Michel Dubernard, avait d'ailleurs perdu après un résultat pourtant excellent pour Nicolas Sarkozy dans la circonscription. A noter le retrait de l'ancien ministe de Dominique De Villepin, Azouz Begag, qui soutient désormais Jean-Louis. Dans les autres forces de gauche, on notera la présence d'une candidate EELV habitant depuis quelques temps à Lyon. Sa présence pourrait surprendre, au vu du fait qu'un accord entre le PS et la formation écolo existe pourtant...mais cet accord national ne prévoit que d'empêcher des socialistes de se présenter face à des verts dans certaines circonscriptions et non l'inverse. Le Front de Gauche, qui semble connaitre quelques tensions dans cette législative au niveau de la circonscription ,est fort logiquement représenté. Plus surprenant la présence d'une candidate chevénementiste. Le MRC, qui si au niveau national détient par exemple la mairie du Kremlin-Bicêtre, ne me semblait pas d'une existence bien réelle à Lyon. Ou alors cela avait généralement échappé à un peu tout le monde.
Côté extrême-gauche madame Chalons du NPA est sur les rangs comme en 2007, comme en 2002. Anne-Marie Chambons porte les couleurs de LO et Gilles Champion est toujours lambertiste.
Le centre apparait assez éclaté: La jeune MODEM Céline Bos est confrontée à une candidature "dissidente" de l'élu du 3e et tête de liste du parti de Bayrou aux dernières municipales, Eric Lafond et d'une candidature Cap 21 (dont est aussi membre à l'origine Eric Lafond).
A droite les choses ne sont pas simples: l'ex députée suppléante et ex conseillère régionale UMP Laure Dagorne a fini par être désignée suite au retrait de Nora Berra et malgré la concurrence de Lionel Lassagne, responsable de son parti dans la circonscription. Elle aura affaire à la candidature de la radicale de droite Laetitia Chabanole et du célébre fleuriste Michel Dulac. Ainsi que d'un quatrième et d'un cinquiéme candidat: le divers-droite Maxime Caminale et le candidat d'un petit parti, le RIC, Phillippe Doncourt.
A l'extrême-droite, le FN et Alliance Royale devront se compter dans une circonscription qui ne leur est pas des plus favorables.
Enfin des candidatures diverses (Parti Pirate, Solidarité et Progrès, Votez Am, Allaince Ecologique Indépendante etc...) ferment le bal.
TOURAINE Jean-Louis (Parti socialiste) CHAMPION Gilles (Parti Ouvrier Indépendant) CHAMBON Anne-Marie (Lutte ouvrière) CHALONS Françoise (NPA) AVENAS Marina (Solidarité et progrès) FERLET Eleni (Front de gauche) DUBOT Fanny (Europe écologie - les Verts) DE CARBONNIERES Jeanne (Front national) DAGORNE Laure (UMP) DONCOURT Philippe (Rassemblement initiative citoyenne) JACQUEROUX Patrick (Alliance royale)CHINAL Marc (Votez AM) LAFOND Eric (Centre) DULAC Michel (Centre National des Indépendants et Paysans) MIRA Valérie (Alliance écologiste indépendante) DIA Sammy (Parti pirate) CURINIER Eric (Cap 21) SOUVIGNET Martine (MCR FR - Mouvement Républicain et Citoyen - La force républicaine de la majorité présidentielle) CHABANOLE Laëtitia (Alliance radicale et centriste) CAMINALE Maxime (Lyon divers droite) BOS Céline (Le Centre pour la France)
Rédigé à 16:04 dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (18)
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Le moment: l'agréable soirée d'hier à la Nuit 3, entre copains, collégues, avec des discussions avec de vieilles connaissances retrouvées au bar Absolut, des échanges avec Nicolas Demorand au sujet des réseaux sociaux, les anecdotes culinaires avec Nicolas Le Bec avec, avec, avec...
Le set: Scratch Bandits Crew et puis Joakim lors de la Nuit 2. Deux genres différents, deux périodes de mes goûts musicaux pour moi et la découverte d'une usine Brossette complétement chamboulée par les installations des Nuits Sonores où se pressaient 11 000 personnes.
L''événement: Comme je le disais, j'ai participé à la mise en place d'un partenariat entre mon entreprise, la CNR et les Nuits Sonores pour la venue de Jérémy Rifkin. Entre le repas discussion organisé entre les cadres dirigeants de la société incluant aussi des chercheurs, sa conférence à l'Hotel de Ville devant un public attentif et le café Libé, les échanges sur les questions de réseaux, d'internet et d'énergie furent des plus passionnants.
Le regret: De ne pas avoir pu tout faire faute de temps et parfois à cause de la fatigue.
Et vous, si vous êtiez ou si vous l'avez raté, qu'en avez-vous pensé de ces Nuits Sonores 2012 ?
Rédigé à 22:14 dans Cultures et loisirs, Lyon | Lien permanent | Commentaires (9)
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Barbes de trois jours, musique électro, futur, présent, passé, Lyon, fête et pac-man, voici quelques ingrédients de ma dernière chronique en date parue dans Lyon Mag et dénommée" De l'intertemporalité des Nuits Sonores et des barbes de trois jours en milieu urbain".
Bonne lecture
Rédigé à 15:28 dans Cultures et loisirs, Lyon | Lien permanent | Commentaires (0)
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En politique comme à l'armée on parle souvent de planqués. Dans le retrait de la candidature de Najat, les planqués ne sont pas où l'on croit.
Le souci c'est que la circonscription dans laquelle se présente la toute nouvelle ministre et porte-parole est imprenable par la gauche. Elle a été découpée spécialement à l'époque pour permettre à Raymond Barre d'être élu sans avoir à faire campagne.Présentez-y Al Capone, un hamster du Brésil ou Freddy Krueger sous l'étiquette de l'UMP et il sera élu député.
Y faire de la politique côté tribord présente en effet toutes les garanties de réussite et attise diverses ambitions: un véritable roman-feuilleton à l'UMP, des candidatures multiples à droite (3 ou 4) qui permettent pour la plupart d'entre elles que de se compter et négocier sur les listes de la prochaine municipale sans prendre trop de risque. Et sans pour l'instant présenter de projet précis aux électeurs.
Seule certitude: La prochaine députée dans cet endroit de Lyon où Nicolas Sarkozy gagne par plus de 4500 voix d'écart, sera très certainement l'UMP Dominique Nachury, qui triomphera sans péril.
Il est dans ce cadre d'autant plus surprenant de voir les divers candidats de droite (à l'exception de la favorite, restée silencieuse dans cette affaire) s’énerver de voir Najat retirer sa candidature. Même si bien sûr nombre d'entre eux comptaient sans doute bénéficier de retombées médiatiques du fait d'avoir Najat comme concurrente. Et il y a la virulence des militants qui se lâchent sur les forums "! Et que dire de NVB qui fait la belle sous les yeux des caméras de France 2 en apprenant de la bouche même du Président qu'elle devient ministre... Impudique on l'entend tutoyer le Chamallow de la Corrèze !!! Najat V-B devrait faire gaffe à une certaine Valérie T qui n'a sans aucun doute pas apprécié cette séquence télévisée. Après Ségolène elle va se charger de notre Lyonnaise ???". La classe non? Encore pire que pendant les présidentielles.
Outre le fait qu'il n'y aucune obligation pour un citoyen de se présenter à une élection quel qu’elle soit et que le suicide, fut-il politique, n'est recommandé que par l'extrême-droite japonaise et les sectes, Najat avait refusé de s'éloigner de Lyon et d'être parachutée ailleurs. La porte-parole du gouvernement a déjà prouvé par le passé qu'elle n'avait pas peur de partir au combat, en enlevant aux conservateurs un canton, celui de Montchat, qu'ils avaient toujours détenu. Un combat plus difficile que de se présenter à droite dans un bastion. Il s'agissait ici par contre d'affronter ce qui est une anomalie démocratique du fait de frontières des plus arbitraires. Une circonscription bien plus difficile que celle dans laquelle refuse de s'engager Alain Juppé à Bordeaux...
Les découpages Pasqua et Marleix ont rendus les législatives plus inégales que jamais et qu'il faudra sans doute rendre moins arbitraires dans leurs contours. Le vrai courage n'est pas d'être planqué en se présentant à droite dans un bastion concocté pour être à droite, il est de concourir à égalité devant le suffrage des électeurs de la République.
Rédigé à 20:18 dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (17)
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