Ca y est, après avoir été en test de longs mois, la Coopol est sortie, en douceur. D'abord réservée à quelques happy fews en vue du test, dont votre serviteur, la Coopol, créé à l'initiative de Benoit et Valerio, a été lancée à titre expérimental dans quelques fédérations test avant de faire sa sortie officielle ce jour.
La Coopol qu'est-ce que c'est ? C'est le réseau social du PS et des citoyens de gauche en général. Elle rejoint les supports du Nouveau Centre, de l'UMP et le foutoir des dix mille réseaux concurrents du MODEM bouffés par le tout à l'égo.
Pour l'instant on peut devenir coopain avec des gens (le vieux "camarade" du fond de section en prend un coup), créer des événement, ajouter du son, des vidéos, des liens. Des fonctions pas très développées hélas et devraient on l'espère s'étoffer un peu, mais qui prennent en fait tout leur sens dans la dimension particulière qu'à Coopol: c'est avant tout un outil militant intégré dans les structures du PS. Il peut être très pertinent pour communiquer sur un événement, trouver des volontaires pour une action, casser les murs en termes d'information, fédérer les énergies.
Chaque section locale est sur le Coopol un petit groupe, dont l'animation en termes d'information et d'événement est laissée au responsable local, qui prend du coup une nouvelle fonction et aux adhérents qui le souhaitent. Un responsable fédéral est par ailleurs chargé de l'animation au niveau départemental. La garantie d'un peu de vie dans le réseau et pas seulement d'être abreuvé des sempiternels messages du bureau national. Par ailleurs cette proximité est un pas de plus vers l'appropriation par les adhérents du réseau. En effet, pour ce type de structure, grand est le risque une fois inscrit de céder au syndrome google wave à savoir que l'utilisateur après s'être inscrit, en "avoir été" donc et avoir fait "ouah, c'est génial" ne revienne finalement plus par manque d'intérêt d'usage. Avec cette intégration, le risque est bien moins grand.
Outil militant d'abord, le site ne fait pas doublon avec Facebook comme c'est le cas des réseaux sociaux politiques proposés en France pour l'instant, que ce soit ceux de nombre de sites de campagne pour les régionales, y compris socialistes ou des plate-forme 2.0 d'autres partis. A quoi bon se connecter pour débattre quand il n'y pas de masse critique d'utilisateurs (cas des sites de campagne, on se souvient que je suis par exemple sceptique sur l'intérêt de celui qui se trouve sur le par ailleurs joli et intéressant site de Jean-Jack Queyranne) ou quand on est dans un simple Facebook avec moins de monde. Le réseau social c'est tendance mais ça n'est pas utilisable partout, foi de consultant ou alors ça demande un très sérieux communauty management.
De même, lors du formulaire d'inscription, un certain nombre de fonctions internes et/ou électives sont demandées. Petit bémol là-dessus: Si Valerio et Benoit sont de grands connaisseurs du PS, il manque toutefois certains échelons internes (le grade de secrétaire fédéral n'existe pas sur le formulaire, je me suis donc modestement rétrogradé à membre du bureau fédéral) et certaines responsabilités d'élus également ( Adjoint au Maire du coup je me suis rétrogradé à conseiller d'arrondissement) manquent alors qu'assistant parlementaire, qui est un job et non une fonction existe.Mais bon, tout ça ne casse pas trois pattes à un canard et n'est pas dramatique.
Autre regret, l'impossibilité d'importer ses contacts, chose qui facilite tout de suite l'échange et l'insertion dans le réseau. Par ailleurs, prévu au départ uniquement ou presque pour les adhérents du PS, Coopol va devoir également arriver à intégrer les non-membres à un site qui épouse les structures du parti. Pas facile.
Niveau interface, le graphisme est très sobre, un peu trop peut-être. Très Martine Aubry: du sérieux, un brin d'austérité, pas trop de paillettes. Sans être extrêmement gênant, un petit effort en la matière améliorerait grandement la convivialité, de même qu'un file d'actu présenté de manière un petit peu plus sympa.
En bref un réseau social qui est d'abord un outil de travail, plus Linkedin que Facebook et qui, s'il présente d'abord et avant tout un intérêt militant certain.Mais trouvera-t-il sa place chez des internautes militants déjà très sollicités en web-militantisme 2.0 (blogs, Twitter, Facebook etc....) ?



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