Bayrou n'est pas toujours fin en crépuscule de campagne. A Pau déjà, celui qui surfe sur l'antisarkozysme et essaie de gratter des voix à gauche, avait appellé au deuxiéme tour à faire barrage au danger socialo-communiste et fait une campagne trés agressive contre la liste socialiste qui l'avait finalement emporté.
Là c'est contre Cohn-Bendit qu'il s'en prend multipliant les attaques de bas niveau à l'encontre du leader de mai 68, hérault d'une gauche européenne, écologiste et libertaire qui a le tort d'être pour la premiére fois devant lui dans les sondages. On observera d'ailleurs avec curiosité que celui qui est porté par les médias et bénéficie de souvent flatteux résultats d'enquête des instituts parle de manipulation dés que le vent fraichit un peu...il n'est pas le seul à le faire certes mais c'est pour le moins assez paradoxal comme comportement!
Il est toutefois possible et même certain que ces propos virulents ne procédent pas de la simple erreur mais davantage du calcul politicien: en attaquant Cohn-Bendit sur la questions des moeurs, sur de vieux écrits, sur des déclarations dépassées et portant sur 68, l'ancien ministre de Juppé et de Balladur veut sans doute récupérer une portion de l'électorat conservateur. La manoeuvre est grossiére, basse mais peut marcher et permettrait, aprés avoir fait une campagne à gauche, de récupérer les électeurs traditionnels de la droite. Toutefois, en faisant une campagne de caniveau, le leader du MODEM montre un visage bien loin de l'éthique qu'il affirme...il y a loin du discours aux actes.



Les commentaires récents