Rédigé à 20:13 dans En France et dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (0)
Avant d'arrêter ce blog pour quelques jours, voici mon édito paru ce jour dans Lyon Mag.
Joyeux Noël à vous et à vos proches.
5000 cas sur 1 600 000 français à l'étranger. Sans vouloir négliger le débat nécessaire sur la fiscalité, on peut trouver curieux qu'une telle focalisation se fasse sur les exilés fiscaux, à droite comme à gauche. Surtout quand on sait que la France est l'un des pays les plus attractifs en matière d'investissements en Europe...
Mais ainsi en est-il de la focalisation médiatique dés que la gauche (et seulement la gauche alors que la problématique est posée à tous) , même la gauche la plus modérée, arrive au pouvoir...Il faut dire aussi que le gouvernement aurait sans doute gagné à éviter de perdre son temps en commentaires oiseux sur le sujet.
Depuis toujours hommes et les femmes se déplacent au sein de l'Europe, pour de nombreuses raisons: opportunités, envie d'ailleurs, possibilités, impôts, études, amour etc...
La chose ne date pas d'hier: qu'on songe à tous les marchands italiens venus à Lyon à la Renaissance , à ces compositeurs et musiciens des périodes baroques et classique à l'image de Johann Christian Bach faisant la route de Leipzig à Londres ou de Chopin passant de Vasovie à Paris.Les souverains, au gré des mariages, devenaient espagnols, suédois, autrichiens...
De nos jours, il y aurait par exemple 400 000 britanniques en France pour 350 000 français en UK ou entre 120 000 et 200 000 français en Belgique et 240 000 sujets belges en France. Les raisons de bouger sont nombreuses hier comme aujourd'hui et le nombre de nos compatriotes partis à l'étranger comme le nombre d'européens résidant chez nous n'a jamais été si élevé que aujourd'hui. En témoignent aussi le fait que notre pays est l'une des deux nations d'Europe attirant le plus les capitaux étrangers.
Pourtant à chaque victoire de la gauche, depuis au moins les années 1930 et l'arrivée du Front Populaire on nous bassine avec l'hémorragie (il faut absolument utiliser le mot hémorragie on vous dit!) qu'il y aurait dés que les gouvernements bougeraient le petit doigt pour un peu de justice sociale. Oh on pourrait même y regarder avant avec un Robert Pinot qui prenait position contre les retraites ouvrières en 1910 en agitant faillites et risques de concurrence étrangère face au gouvernement des républicains-socialistes d'Artistide Briand. Oh toujours, il y a et en cherchant bien certains arguments des contre-révolutionnaires en 1792 qui...mais bref.
S'ennuyant un peu, on fait part, la chose est lassante, d'échanges de missives directes ou indirectes entre acteurs de cinéma, pour combler une actualité des environs de Noël qui gagnerait à vivre en intelligence. Même si on peut légitimement débattre de fiscalité, cela doit-il se faire dans les pages des sociétaires de Voici ou de Public?
Cela me rappelle quand telle ou telle grande fortune lyonnaise, aujourd'hui toujours dans notre cité et toujours prospère menaçait de partir en cas de victoire de Gérard Collomb en 2001 en parlant de communisme empêchant de travailler...Aujourd'hui la ville n'a jamais autant compté d'entreprises.
Les forums bruissent, depuis, il y a internet, et on peut, sans vérification, annoncer que des centaines de milliers de millions de personnes quittent le pays, traiter son contradicteur d'aveugle et exiger qu'il ouvre les yeux et fasse un chèque aux plus aisés pour se faire pardonner.
Et d'ailleurs tout ces gens en train de fuir (utiliser à un moment le mot hémorragie pour marquer votre auditoire) partent uniquement pour raisons fiscales,notre pays serait devenu un enfer subitement detestable etc...A se demander pourquoi il y a plus de belges, de britanniques, d'italiens etc...chez nous que l'inverse. Des masochistes sans doute.
Curieusement, le spectre est beaucoup moins agité quand la droite est au pouvoir.Pourtant, ces dix dernières années les départ de français pour ailleurs ont augmenté, Londres n'a jamais compté autant de français que sous Sarkozy. Les exilés fiscaux se sont d'ailleurs multipliés par 2,5 sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon...
Au-delà de cette minorité, les déplacements des uns et des autres ne font que traduire une internationalisation des échanges. Si les français sont si nombreux à Londres, ce n'est la quasi totalité du temps non pas pour des raisons fiscales. Le système d'imposition britannique et le coût de la vie londonienne, cité où vivent la grande majorité des français du Royaume-Uni, sont en effet extrêmement défavorables à la plupart des salariés...mais par contre comment ne pas fondre devant la vie qu'on peut y mener et l'énergie qui s'en dégage?
Ce serait d'ailleurs plus cela un sujet: comment faire pour amener de l'énergie, du dynamisme et moins d'esprit rentier dans un pays qui se replie sur ses égoïsmes, où le chacun pour soi et ses sous est de mise? C'est cela qui me semble important, plus qu'un sempiternel débat sur la fiscalité. D'ailleurs être imposé à plus de 80% sous la droite de Giscard (ou de Fillon, si l'on en croit Depardieu) ou un peu moins sous la gauche actuelle n'a jamais fait fuir tous les français les plus aisés. Par contre penser à l’énergie, au possible sur nos vies, cela nous concerne tous. Dés le plus jeune âge.
D'ailleurs nos universités lyonnaises le savent, elles qui font tout pour faciliter les échanges avec l'étranger, nous encourageons de plus en plus nos jeunes à étudier et travailler ailleurs, ce qui ne peut être que positif.
Thierry Vitoz, qui anime avec talent certains de ces programmes au sein de l'université Lyon III sait la richesse de faire venir des jeunes futurs professionnels dans notre ville et de faire vivre à nos jeunes lyonnais une expérience à l'extérieur pour acquérir des savoir-faire et des savoir-être. Les autres en Europe font de même. Pourquoi s'en plaindre?
Rédigé à 14:25 dans En France et dans le Monde | Lien permanent | Commentaires (12)
Cela faisait quelques temps que je n'étais pas allé à l'Accessoire, lieu un peu fauché mais débrouillard du café-théàre lyonnais.
Cela faisait bien moins longtemps par contre (depuis le passage Mustapha El-Atrassi) que j'avais pas fait un tour du côté du riche tissu du café-théâtre de notre cité.
Les Deux Potes, tel est le nom du spectacle de Damien Dorel et Maxime Fabre qui alterne avec l'autre représentation, féminine et que je ne manquerais pas non plus d'aller voir également, se dénommant Drôles de Copines.
Le cadre, comme il sied à l'Accessoire, est simple et sans prétention. On passe un bon moment, entre la qualité de l’accueil et une pièce qui mélange les spationautes, la télévision et les histoires du quotidien entre couples.
Une mention spéciale est à apporter au marionettisme humains à 4 mains d'une ex-future star de la chanson et à une présence autoritaire d'institutrice vigilante. Ainsi qu'au jeu avec le public, fort sympathique et qui se forme, avec gentillesse, à l'actualité des convives. C'est drôle, pour tout public, pour votre oncle obése sarkozyste comme pour votre copie mannequin socialiste, pour votre beau-frére chomeur jusqu'à votre neveu bansquier, pour votre grand-pére comme pour votre cousin.
Et puis le spectacle s'adapte, est riche d'interactif: combien de jeunes filles et de jeunes hommes fêtant leurs anniversaires se sont ainsi retrouvés sur scène, pour fêter cela à participer au spectacle?
Le spectacle est de qualité et largement au-dessus de l'affiche, un peu mal fichue, qui illustre le spectacle.
Venez donc voire cela
L'ACCESSOIRE Café-Théâtre, 26 rue de l'Annonciade - 69001 Lyon CONTACT : Soit par mail : henri.pouradier@wanadoo.fr Soit par téléphone : 04 78 27 84 84Rédigé à 16:13 dans Cultures et loisirs, Lyon | Lien permanent | Commentaires (0)
Il y a une semaine je vous parlais du tournoi de Crunchball, un sport étrange, loufoque et complétement inventé pour l'occasion d'un tournoi entre blogueurs et acteurs du numérique lyonnais organisé par Lyon Crunch City dans le 7e au Bad's en présence de nombreuses entreprises du secteur.
Si l'équipe dont j'étais le capitaine a peu brillé sportivement, elle n'en a pas moins et c'est l'essentiel, remporté le prix de l'influence numérique avec force gloire, ce qui est quand même le plus essentiel quand on se pique de communication web.
Nous êtions pour notre part supposés être déguisés en nerds ce qui fonctionnait très bien pour les autres mais faisait ressortir un côté bavarois chez moi.
Quelques extraits du tournoi.
Rédigé à 23:20 dans Cultures et loisirs, Lyon | Lien permanent | Commentaires (4)
De l'aveu général, y compris de nombre de membres de l'opposition, Richard Brumm, Adjoint aux Finances de la Ville de Lyon, a fait une peu longue mais excellente présentation du budget 2013 lundi.
A noter, que la dette de la ville diminue comme elle le fait réguliérement depuis l'arrivée de Collomb à la Mairie en 2001 ainsi que son coût, qui a baissé de plus de 7 millions par ans. L'endettement est à l'heure actuelle bien moins fort qu'il ne l'était sous Raymond Barre.
Pourtant la ville, même en période de crise, continue à se donner les capacités d'investir (39 millions) pour se développper comme par exemple sur le futur Parc Blandan ou les réaménagements de Garibaldi, le soutien à l'activité économique, les rives de Saône etc...
Signe qui ne trompe pas, l'opposition n'a pas réellement attaqué le budget mais s'est concentré sur la question des télés locales, notamment TLM et la dicutable Cap Canal.
Un exercice reussi donc pour Brumm. A voir maintenant ce que donnera l'année 2013, qui fera alors le contenu du budget 2014, qui sera à la fois celui de l'année des municipales et celui qui suivra une année de rigueur sur le plan national.
Les chiffres présentés en conseils municipaux sont dans le diaporama ci-dessous. Enfance, culture, investissements, dette, recettes, dépenses de Lyon pour 2013 y sont présentés.
Rédigé à 17:09 dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (2)



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